Ligne de départ : présentation, concept et origines

Présentation générale

Sublime de Voyage — 1re Biennale art nOmad 2015
Une biennale en camion
Depuis Arnac-la-Poste jusqu’aux portes de la 56e Biennale d’art de Venise

Du mercredi 21 au dimanche 25 octobre 2015 :

Une performance conduite par Clorinde Coranotto
avec un convoi exceptionnel composé de :

Paul Ardenne (commissaire) au volant de sa Corvette C6 2005, avec sa compagne et copilote Marie-Hélène Barusseau ;
Barbara Polla (galeriste d’Analix Forever, à Genève), Frank Smith (poète et écrivain) et Maro Michalakakos (artiste exposée) dans une deuxième voiture ;
Virginie Desseix et Arnaud Borde (respectivement responsable des cours publics et technicien d’assistance pédagogique à l’École nationale supérieure d’art de Limoges), accompagnant une partie des artistes exposés : Janet Biggs, Tïa-Calli Borlase, Fred Mars Landois, Fabrice Langlade et Myriam Mechita, à bord d’un premier véhicule utilitaire affrété par l’ENSA Limoges ;
Éloïse Nédellec (graphiste) et Marie-Pierre Saunier (photographe et technicienne d’assistance pédagogique à l’ENSA Limoges), accompagnant cinq étudiants de l’ENSA Limoges : Fanny Cavan, Camille François, Thibault Gibierge, Jérémie Marié et Raphaële Raffort ; deux jeunes diplômés de l’ENSA Bourges : Annely Boucher (animatrice de la radio mobile) et Romain Lauchet (scénographe de l’exposition) ainsi que Rémi Gourseyrol (amateur des cours publics de l’ENSA Limoges), à bord du deuxième véhicule utilitaire affrété par l’ENSA Limoges ;
Clorinde Coranotto, Chantal François et Aurélie Verlhac (respectivement directrice, présidente et assistante art nOmad) à bord du Véhicule art nOmad.

Et
Une exposition embarquée sous le commissariat de Paul Ardenne
avec des oeuvres de :
Charlotte Beaufort, Janet Biggs (États-Unis), Tïa-Calli Borlase, Morgane Callegari, Kelly Cavadas / Laura Miles (Suisse), Mat Collishaw (Grande-Bretagne), mounir fatmi (Maroc), Shaun Gladwell (Australie), Ali Kazma (Turquie), Rachel Labastie, Fred Mars Landois, Fabrice Langlade / Leo Haddad, Myriam Mechita, Maro Michalakakos (Grèce), Freddy Pannecocke, Laurent Perbos, Frank Perrin, Emmanuel Régent, Mario Rizzi (Italie), Julien Serve.
et des lectures de textes inédits par les écrivains :
Paul Ardenne, Jean-Philippe Rossignol et Frank Smith.

 

Quelques mots sur la 1re Biennale art nOmad 2015
par Paul Ardenne, commissaire

Le concept de biennale nomade désigne une réalité qui, en tant que telle, n’existe pas encore. Les biennales itinérantes existent. La plus célèbre, Manifesta, créée en 1996, se déplace chaque deux ans dans une ville européenne (dernière édition, en 2014, à Saint-Pétersbourg). Mais Manifesta, une fois posée dans son lieu de déploiement, se qualifie comme une offre statique. La biennale art nOmad se caractérise, elle, par son nomadisme ponctuel. Elle se déplace le temps qu’elle dure. Elle se présente au public comme une offre culturelle voyageuse, migratrice : un jour ici, le lendemain là, le surlendemain autre part encore. L’esprit qu’elle réitère est celui, pionnier et éphémère, des trains et des bateaux d’artistes sillonnant la Russie aux premiers temps de la révolution d’Octobre, au début du 20e siècle. Dans ce but, alors, faire découvrir la création vivante aux populations les plus diverses.
Cette première biennale itinérante d’art contemporain est co-conçue et organisée par l’association art nOmad, créée et dirigée par l’artiste Clorinde Coranotto. Le thème en est le « sublime contemporain », mis en valeur ici le temps d’un voyage de cinq jours. Les oeuvres présentées lors de cette biennale, entreposées dans le camion de l’association art nOmad (un véhicule spécialement aménagé et équipé pour les interventions à caractère esthétique en espace public*) sont exposées lors de haltes choisies.
L’itinéraire de la biennale art nOmad 2015 suit une ligne indirecte réunissant Arnac-la-Poste, dans le Limousin, siège de l’association art nOmad, et Venise, où se tient la 56e édition de la biennale internationale d’art. Chaque halte donne lieu à une présentation spécifique, dans le véhicule même et autour de celui. Le lancement de la biennale a lieu à Paris (sur le parvis du Palais de Tokyo), le vernissage de l’exposition à Limoges (dans l’ENSA – école nationale supérieure d’art), les haltes sont Hauterives (à l’abri du Palais idéal du facteur Ferdinand Cheval), Montélimar (au Château des Adhémar), Marseille (au
Musée d’art contemporain) et Venise.
Le commissariat de cette première biennale art nOmad a été confié à Paul Ardenne, historien de l’art contemporain et écrivain, par ailleurs commissaire du Pavillon du Luxembourg à la 56e Biennale de Venise (artiste : Filip Markiewicz). Le thème choisi, celui du sublime contemporain, est l’occasion de saluer la mémoire de l’artiste américain James Lee Byars (1932-1997), l’artiste au costume noir ou doré, auteur d’une oeuvre singulière tout entière tournée vers l’exception esthétique, l’extrême beauté et la quête de la
perfection plastique.
En hommage à James Lee Byars, le camion art nOmad devait être peint en Gold Lee Byars par Clorinde Coranotto (une peinture à l’eau qui se délave au fur et à mesure de l’avancée du voyage), une couleur récurrente dans l’oeuvre de l’Américain. Cet or très particulier, délavé, penchant du côté de l’illusion construite, se conforme à l’esprit de l’oeuvre de James Lee Byars, portée par l’aspiration au sublime mais dans la constante privation de celui-ci. Mais il en fût tout autrement.

*Le « Véhicule art nOmad » ou « Van » est un véhicule Renault de type Master, construit sur mesure en 2005, rehaussé et rallongé, avec hayons se déployant sur les côtés et à l’arrière, muni d’une vitrine d’exposition.

Quelques mots sur la 1re Biennale art nOmad 2015
par Clorinde Coranotto, artiste et directrice

Le concept de la biennale art nOmad est complexe à définir. Aux antipodes d’un « tour operator », ou d’un évènementiel collatéral à la biennale d’art la plus renommée au monde, cette performance artistique aux allures d’une « Factory mobile » engage différents acteurs à partager — à la fois ensemble et intimement — l’expérience de la création. La forme ouverte et accessible de cette utopie multiprise permet à chacun de s’y inscrire à un moment donné sous la forme qu’il désire. Émanation d’une petite structure d’art contemporain aux idées audacieuses et d’un historien de l’art sans apriori, cette biennale prouve qu’il est possible de conjuguer :

LE SUBLIME AU QUOTIDIEN // LE SACRÉ AU PROFANE // LE VÉRITABLE AU FACTICE // LE RURAL À L’URBAIN // LE DÉPLACEMENT AU STATIQUE // LA CONTEMPLATION À L’ACTION // LE PLAISIR À L’ÉPREUVE // LA LENTEUR À LA RAPIDITÉ // LA LÉGÉRETÉ À LA LOURDEUR // LE DURABLE À L’ÉPHÉMÈRE // L’OEUVRE CLASSIQUE AU WORK IN PROGRESS // LE TANGIBLE À L’IMMATÉRIEL // LE « NOUS » AU « JE »

C’est aussi permettre la rencontre d’artistes confirmés avec d’autres en devenir ou tout simplement avec des personnes susceptibles de se faire surprendre et de s’embarquer dans une joyeuse petite procession. Comme point de départ de ce pèlerinage tout-en -décalage et poétique, nous est offert le parvis d’un des plus grands centres d’art d’Europe. Comme point d’arrivée, le sol le temps de la route jalonnée par des haltes intenses greffées sur des lieux d’art ou pas et ayant pour finalité – après avoir foulé le sol de l’île promise, de générer des espaces entre et de nouvelles pistes à explorer.

Clorinde Coranotto, Éclaircissements sur la symbolique de l’Étoile presque parfaite, le logo de la biennale.

 

Origines de la 1re Biennale art nOmad 2015

De 2002 à 2010, chaque année, au mois d’octobre, art nOmad a mis en oeuvre, sur un territoire de plus en plus élargi, les « Journées du parfait petit nOmad », des événements aux thématiques mouvantes (« Tout en carton », « Tout au contraire », « Tout entrelacs », « Tout en bleu »…) et proposant des expositions, workshops et performances impliquant les habitants et plusieurs structures d’art contemporain du Limousin.
En 2015, à l’orée des quinze années d’existence d’art nOmad — avec cette volonté de renouveler sans cesse ses champs d’action/expérimentation avec les publics —, l’idée a été de réactiver ces journées (ancrées dans les mémoires !), mais de manière plus ambitieuse, en tentant de concevoir, sur la durée, une biennale d’art itinérante à dimension internationale. C’est pourquoi l’association a demandé à Paul Ardenne d’être le commissaire de l’exposition liée à cette biennale — ce qu’il a tout de suite accepté, en s’engageant avec tout l’enthousiasme et toute la générosité qui le caractérisent.

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