Janet Biggs

Janet Biggs est née en 1959 à Harrisburg (États-Unis). Elle vit et travaille à New York (États-Unis).

Elle est connue pour ses vidéos et performances liées entre elles par l’exploration des extrêmes géographiques, physiques et psycho-pathologiques. Le rapport au désir, la perception du monde et les altérations de cette perception, les liens que l’artiste tisse entre liberté et contrainte sont au centre de son œuvre. Grande voyageuse, exploratrice des régions les plus reculées voire les plus dangereuses de notre monde, elle s’intéresse notamment aux mines. Dans ses œuvres, elle pousse souvent ses personnages autant qu’elle-même aux limites du possible : excès de vitesse en moto sur le grand lac salé de Bonneville, chevaux galopant sur des tapis roulants, nageurs olympiques tentant de défier la gravité… Elle est, aussi, une observatrice attentive des performances les plus discrètes que chacun de nous peut être amené à réaliser au quotidien : une enfant atteinte d’autisme qui patine ; une cavalière aveugle qui se dirige grâce aux réflexions des ondes émises par sa monture ; un chercheur concentré qui recueille les sons étranges de cellules neuronales en culture ; un homme atteint de la maladie de Alzheimer et qui se souvient. Dans chacune de ces situations, l’artiste nous donne à voir une quête existentielle.

Pour la 1re Biennale art nOmad — Sublime de Voyage, Janet Biggs va montrer Can’t find my way home, une vidéo dans laquelle on voit l’artiste elle-même, troublée, perdre pied au cours de l’exploration d’une mine souterraine profonde, une mine de cristaux qui ne vont pas sans évoquer ceux qui se forment dans le cerveau de patients atteints de maladie de Alzheimer. Comme dans un voyage au plus profond de notre propre cerveau, l’artiste nous emmène ensuite dans des laboratoires de neurosciences. Un voyage sublime au centre de nous-mêmes.

Cette vidéo a été présentée en « Première » à LOOP en juin 2015.

Pour en savoir + : http://jbiggs.com/

Janet Biggs : Can’t find my way home [Je ne trouve pas le chemin de retour], 2015. Vidéo. 7’30’’.