Mat Collishaw

Mat Collishaw est né à en 1966 à Nottingham (Grande Bretagne). Il a fait partie de la première vague des « Youngs British Artists ». Il vit et travaille à Londres.

Depuis toujours, Mat Collishaw travaille sur le sublime et explore la dualité fondamentale de l’existence et du corps humain, entre vie et mort, splendeur et misère, beauté et corruption, attirance et répulsion. Mat Collishaw fascine par l’infinie complexité de son approche, qui touche constamment à l’ « horreur délicieuse » baudelairienne : tout son art est mis au profit d’une exploration compulsive de l’appétit inextinguible des humains pour le trouble et l’indicible. Mat Collishaw se positionne dans la joie nietzschéenne de la reconnaissance du monde et l’affirmation inconditionnelle de la vie dans sa richesse, sans rien en exclure. Le frisson que Collishaw cherche à nous faire ressentir est bel et bien le frisson du sublime, la beauté et sa décomposition conjuguées, la « corruption », à laquelle Collishaw donne le sens de déréliction. Un sublime proche de celui, philosophique, d’Edmund Burke et de celui, pictural, de l’une référence personnelle majeure de Collishaw : John Martin.

Pour la 1re Biennale art nOmad — Sublime de Voyage, Mat Collishaw montre l’un de ses célèbres bouquets en flammes. La beauté ineffable des fleurs se confronte à celle du feu qui, au delà de sa puissance propre, accentue ici la fragilité des végétaux, raccourcit leur vie déjà si éphémère déjà, tout en prévenant, en parallèle, l’altération de leur mort lente, la fanaison, la pourriture. La délicatesse de la photographie de Collishaw est soulignée par l’un ces cadre baroques qui font souvent partie intégrante de ses œuvres, choisi et peint par l’artiste lui même. Collishaw donne à voir les couleurs vitales des fleurs et du feu comme emprisonnées par le noir, parabole de l’inéluctable prééminence de la mort et évoque pour le spectateur l’obscure clarté de la beauté perdue.

Pour en savoir + : http://matcollishaw.com/

Mat Collishaw : Burning Flowers III [Fleurs enflammées III], 2004. Photographie procédé Ekta, dans un cadre de style ancien. 25,4 x 20,3 cm ; 52 x 46 cm (avec cadre)
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