Tïa-Calli Borlase

Tïa-Calli Borlase est née en 1972 à Chalon-sur-Saône. Elle vit et travaille à Paris.

Tïa-Calli Borlase crée des objets pour le moins insolites. Ses premières Sculptures Membranes, singuliers arrangements tridimensionnels, naissent de détournements et d’assemblages issus du domaine du textile, du stylisme et de l’érotisme. Docteur en Art et Sciences de l’Art de l’université Paris-1 Sorbonne, Tia Calli-Borlase expose en 2010 au centre d’art contemporain Aponia, à Villiers-sur-Marne, sous un titre qui peut définir son travail : « Pour une géographie du désir ». Cavalière émérite, Tïa-Calli Borlase développe ensuite divers projets plastiques relatifs au cheval et au cavalier : l’artiste amante des chevaux les dessine à la perfection et les habille volontiers de caparaçons d’époque, historiques, multicolores, moyenâgeux et contemporains tout à la fois. Elle « performe » son art avec le cheval, lors du Printemps de septembre de Toulouse en 2012, jusque dans les salles du musée des Augustins. Ce n’est donc pas tant du cheval considéré comme animal que va traiter l’artiste mais d’une rêverie sur ce mammifère mythique, « la plus noble conquête de l’homme », disait Buffon, et pour Tïa-Calli Borlase, une véritable matrice à fantasmes. Pour l’exposition « Motopoétique » au MAC Lyon, en 2014, ce sont des motos que l’artiste a habillées de caparaçons, comme si celles-ci étaient elles aussi des montures vivantes, auxquelles se confronter, et avec lesquelles rêver et parader.

Pour la 1re Biennale art nOmad — Sublime de Voyage, Tïa-Calli Borlase revient au cheval et, s’inspirant des chevaux de Pisanello, c’est d’or qu’elle habillera cette fois l’animal, son objet fétiche et son maître mental et symbolique. La référence, l’hommage à James Lee Byars sont vibrants. Par la grâce de l’or, le cheval prend cette dimension qui est aussi la sienne, en réalité et dans le travail de Tïa-Calli Borlase, celle d’un être vivant au service, le cas échéant, du sublime.

Pour en savoir + : http://tiacalliborlase.blogspot.fr/

Tïa-Calli Borlase : Le Cheval d’or de Pisanello, 2015. Sculpture en cuir et élastique sur support en bois et métal, accompagnée d’une vidéo. Dimensions variables.

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